Le Miel de cuba, un miel sans pesticides

Suite à l’embargo mis en place et après la chute de l’union soviétique en 1991, Cuba n’a plus accès aux pesticides depuis plus de 26 ans. Par nécessité le gouvernement a mit en place une politique d’agriculture biologique. Ceci n’est pas devenu une faiblesse pour Cuba mais bien au contraire une grande force. Ce qui fait de ce pays, le seul pays au monde où les abeilles se trouvent en bonne santé. Suite à l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et Cuba,  l’apiculture permet de se développer et entamer une forte croissance commerciale qui place le miel en quatrième exportation dans ce pays.

Une production en plein essor!

Connu essentiellement pour ses cigares ou son rhum, l’île de Cuba nous réserve quelques surprises. 7200 tonnes, c’est la production de miel biologique en 2014  sur l’île. D’une valeur de 23,3 millions de dollars, les récoltes de miels se trouvent en plein essor. Tandis que l’utilisation de pesticides provoque le déclin de la population des abeilles dans le reste du monde.

A Cuba une ruche produit en moyenne 45 kilos de miel par an, c’est plus du double qu’en France. Ceci est dû à la bonne santé des abeilles sur cette île et à un environnement préservé. Le miel Cubain a encore un très bel avenir devant lui. Une aide précieuse afin d’améliorer les infrastructures des apiculteurs pourrait faire accroître deux fois plus la production actuelle.

L’ensemble des apiculteurs vendent leur miel à une entreprise d’Etat API CUBA qui va gérer l’ensemble des procédures afin de pouvoir revendre le miel par la suite. La majorité de ce miel est à destination de l’Europe.

Le contraste entre la santé des abeilles à Cuba et celles d’Europe ou d’Amérique

Les apiculteurs, notamment américains et canadiens, se plaignent depuis longtemps de la menace que les pesticides posent aux abeilles et et à l’ensemble de l’a filière apicole.
L’ US Environmental Protection Agency a rendu public une étude indiquant que l’usage d’insecticides sur les plants de coton et les arbres fruitiers avait un impact néfaste sur les populations d’abeille.
« Je ne pense pas qu’il y ait le moindre doute sur le fait que les populations d’abeilles aient baissé, aux États-Unis et en Europe, depuis la 2ème Guerre Mondiale » lance Norman Carreck, directeur scientifique de l’International Bee Research Association, à la Fondation Thomson Reuters. Selon lui, les changements climatiques, la diminution de l’espace disponible pour l’habitat des abeilles sauvages, les maladies et les pesticides sont responsables de ce déclin.
Pour Théodor Friedrich, en raison de l’absence de pesticide, la production de miel bio à Cuba pourrait servir de protection face aux problèmes touchant les autres exportateurs de miel, et pourrait devenir une source croissante de revenu pour les fermiers de l’île.
« L’usage de pesticides en général est très limité, explique-t-il. Et c’est pourquoi Cuba n’a pas été victime des pertes qui ont touché les population d’abeilles dans les autres régions du monde. »

Information tirée de ce site.

Des conséquences qui nous touchent tous

L’environnement naturel et biologique de Cuba permet aux Cubains d’avoir une vie saine, or le bien-être des abeilles ainsi que leur multiplication a des conséquences planétaires. Comme nous le savons l’abeille est un agent pollinisateur de notre écosystème. 70% des fruits, légumes, graines et noix que nous consommons quotidiennement poussent grâce aux abeilles.

L’extinction des abeilles engendrera de lourds problèmes pour l’humanité, par exemple l’amandier et les fruits à coques qui permettent de nourrir les vaches et les poulets fermiers la réduction des abeilles baisserait l’alimentation de ceux-ci, donc la production de viande, de fromage, d’œufs  et de lait, sans parler de la production d’amande qui est utilisée dans beaucoup de nos produits alimentaires.

Les aliments les plus touchés seront les fruits, les légumes, mais aussi le cacao et le café. Notre quotidien sera affecté par la disparition des abeilles.

Cuba est la preuve que produire dans un monde sans pesticide ni produits chimiques conduit à la survie de notre espèce.